Shopping

Des anti-douleurs associés à un risque accru d’insuffisance cardiaque

Des anti-douleurs très répandus augmentent le risque d’insuffisance cardiaque, surtout lorsqu’ils sont prescrits à forte dose et pendant de longues périodes, selon une étude publiée ce  jeudi  29 septembre, dans la revue British Medical Journal (BMJ).

Ces médicaments sont couramment utilisés pour traiter la douleur et l’inflammation et sont en vente libre dans certains pays, rappelle le Journal de Montréal.  Ils font partie des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

Des  études publiées ces dernières années ont évoqué un risque cardiovasculaire accru pour plusieurs de ces anti-inflammatoires, mais sans étudier précisément la relation entre la dose ingérée et le risque.

Les  chercheurs ont trouvé un risque accru d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque chez les patients ayant pris des  anti-inflammatoires courants dont  diclofenac,  Voltarène, ibuprofène, indométhacine… À très fortes doses, le risque d’hospitalisation était même multiplié par deux, notamment pour le diclofenac.

Les chercheurs  reconnaissent qu’il s’agit d’une étude «observationnelle» et qu’aucun lien de cause à effet n’a pu être démontré à ce stade. «L’étude vient rappeler aux médecins qu’ils doivent faire attention lorsqu’ils prescrivent ces médicaments contre les douleurs et l’inflammation. Les patients doivent, eux,  prendre la plus petite dose efficace pendant la période la plus courte», relève le Pr Peter Weissberg, un expert indépendant de la British Heart Foundation.

Le Dr Tim Chico, de l’Université de Sheffield s’est pour sa part efforcé de rassurer les patients : «les risques d’un traitement à base d’ibuprofène sur une courte période chez des personnes sans risque cardiaque évident restent faibles», relève-t-il.

CommentsAdd a comment

shopping

FacebookTwitterYoutube